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Pour l’instant, c’est là qu’on habite

vendredi 15 juillet 2011

« Pour qualifier le système de l’urgence, les résidentes de Laumière disent toujours qu’avant d’arriver ici elles étaient « au 115 ». Comme si elles désignaient là, non pas un numéro de téléphone, mais celui d’une rue. Être au 115, c’est être pris dans l’alternance des nuits en CHU et des jours à errer dans la ville. C’est pourquoi toutes les résidentes décrivent leur arrivée à Laumière comme la sortie d’un enfermement. »

Une enquête menée durant plusieurs mois dans des centres d’hébergement d’urgence et de réinsertion sociale, avec leurs habitants. Ce « manuel pour les habitants des villes » d’aujourd’hui comporte textes et montages sonores.

Outre Nous sommes dans la frontière, nous publierons prochainement la troisième partie de cette enquête (Sur le temps et le travail), dont voici le deuxième volet.


Voir en ligne : http://www.cip-idf.org/article.php3...